Je t’ai rêvé
De Francesca Zappia
Traduction : Fabienne Vidallet
Genre : YA / Jeunesse
Note : 17/20
Pages : lu en numérique
Quatrième de couverture :
Vous, les gens normaux, êtes tellement habitués à la réalité que vous n’envisagez pas qu’elle puisse être mise en doute. Et si vous n’étiez pas capables de faire la part des choses ? Jour après jour, elle se retrouve confrontée au même dilemme : le quotidien est-il réel ou modifié par son cerveau détraqué ? Dans l’incapacité de se fier à ses sens, à ses émotions ou même à ses souvenirs, mais armée d’une volonté farouche, Alex livre bataille contre sa schizophrénie. Grâce à son appareil photo, à une Boule Magique Numéro 8 et au soutien indéfectible de sa petite sœur, elle est bien décidée à rester saine d’esprit suffisamment longtemps pour aller à l’université. Plutôt optimiste quant au résultat, Alex croise la route de Miles, qu’elle était persuadée d’avoir imaginé de toutes pièces… Avant même qu’elle s’en rende compte, voilà que la jeune femme se fait des amis, va à des soirées, tombe amoureuse et goûte à tous les rites de passage de l’adolescence. Mais alors, comment faire la différence entre les tourments du passage à l’âge adulte et les affres de la maladie ? Tellement habituée à la folie, Alex n’est pas tout à fait prête à affronter la normalité. Jusqu’où peut-elle se faire confiance ? Et nous, jusqu’où pouvons-nous la croire ?
Avis :
Ce livre me faisait envie depuis quelques temps. Le thème abordait piquait ma curiosité.
Alex est une lycéenne américaine avec la particularité d’être schizophrène et paranoïaque. Elle tente de discerner le vrai du faux grâce à son appareil photo. Elle est bien décidée à prendre sa vie en main et vivre malgré les difficultés.
J’ai beaucoup apprécié ma lecture. Il y avait tous les ingrédients pour que je l’aime, même si ce n’est pas un coup de coeur. Une histoire originale et une héroïne touchante.
Alex est une héroïne très attachante. Pour une fois, elle n’avait aucun côté négatif ou qui me déplaisait. Elle est courageuse, elle ose et elle n’a pas peur. J’ai beaucoup aimé suivre ses interrogations. On comprend vraiment ce qu’elle ressent à cause de sa schizophrénie, ses doutes et ses questionnements.
Ce thème n’est pas amené de façon cliché ou maladroite. Bien qu’il ne soit pas omniprésent, ça nous permet de comprendre ce que ressentent les personnes souffrant de ces troubles.
Comme d’habitude, j’ai eu un peu de mal avec les prénoms. Mais une fois bien ancrés j’ai pu apprécier leurs caractères.
J’ai eu du mal à entrer dans l’histoire au début, mais plus le récit avançait, et plus je me sentais proche d’Alex. Les dernières pages sont vraiment celles qui m’ont captivées. Même la fin est pas mal, alors que j’ai vraiment du mal avec les fins.
L’écriture m’a parfois paru un peu saccadée et j’ai eu un petit temps d’adaptation pour reprendre mon rythme de lecture habituel. Mais ça ne m’a pas empêché de passer un très bon moment.
En bref, un livre touchant. J’ai beaucoup aimé suivre Alex tout au long du livre. Le thème de la schizophrénie y est abordé avec justesse.
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Intrigue : +++++
Personnages : +++++
Ecriture : +++++