Mon avis sur « Moon Brothers » de Sarah Crossan

Moon brothersMoon Brothers

Sarah Crossan

Traduction : Clémentine Beauvais

Edition : Rageot

Genre : Poésie / Young Adult

Pages : 373.

 

j'ai aimé

 

Quatrième de couverture :

Joe Moon a dix-sept ans. Il vient de quitter New York pour aller vivre un temps au Texas. Son frère aîné, Ed, est en prison là-bas. Jugé coupable du meurtre d’un policier, il attend son exécution dans le couloir de la mort. Or, la date approche. Alors Joe veut être là, aider son frère à affronter ces dernières semaines. Car sinon, Ed sera tout seul. Mais voilà qu’un nouvel avocat reprend la défense du condamné… et il a l’air d’y croire. Joe osera-t-il espérer encore ?

 

Avis :

Merci à NetGalley et Rageot pour l’envoi de cet ebook. Ayant déjà lu « Swimming pool » et « Inséparables » de cette autrice, j’avais très envie de lire cette nouvelle parution VF. Je devrais le tenter en VO la prochaine fois, histoire de voir s’il y a une grande différence.

Clémentine Beauvais, en plus d’être une excellente autrice, est également brillante traductrice. On ne sent pas plus que ça la traduction, pourtant ça doit être une autre paire de manches que de travailler sur des vers libres.

C’est un livre qui traite d’un sujet extrêmement difficile, comme d’habitude avec Sarah Crossan me direz-vous, mais j’avoue que la deuxième moitié m’a touché en plein coeur. Le débat de la peine de mort semble ne jamais prendre fin, et ne mettra jamais tout le monde d’accord. Suivre le frère d’un condamné peu de temps avant la sentence finale peut mettre votre palpitant à rude épreuve.

Dommage qu’il m’ait fallu beaucoup de temps pour rentrer dans l’histoire. Les vers permettent de passer un message d’une autre manière que la prose. Ici, il m’a fallu un certain temps d’adaptation alors que je suis plutôt habituée à cette manière d’écrire.

J’avoue que j’en aurais voulu plus, peut-être même un texte plus développé. Ce qui est tout de même bon signe car l’intrigue et la façon de raconter l’histoire étaient intéressantes. Il a plusieurs niveaux de lecture, ce qui le rend d’autant plus complet.

Mais l’avantage des vers libres c’est qu’ils vous percutent de plein fouet, sans longueurs superflues. On se prend les émotions en pleine face et vous ressentirez toute l’injustice, le désespoir, la colère ou la douceur du roman.

Si je peux juste apporter un bémol : c’est le genre de lecture qui passe moyennement en ebook. J’avoue que ça aurait été plus agréable en version papier, surtout que je l’ai lu sur ma Kindle et je suis pas sûre que la mise en page était 100% fidèle et correcte.

En bref, une lecture que je recommande chaudement. Encore une belle réussite pour cette autrice, et cette traductrice, de talent.

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Une histoire qui en bouleversera plus d’un

Mon avis sur « Signé Poète X » d’Elizabeth Acevedo

signé poète xSigné Poète X

Elizabeth Acevedo

Traduction : Clémentine Beauvais

Edition : Nathan

Genre : Contemporain / Poésie

Pages : 377.

 

frôle coup de coeur

 

Quatrième de couverture :

A Harlem, dans un monde qui ne veut pas l’entendre, Xiomara, 15 ans, refuse de rester silencieuse.
Laisser parler ses poings ou écrire, écrire, encore écrire, slamer et enfin trouver sa voix.

Un texte révolté et bouleversant ; un roman en vers magnifiquement traduit qui croit au pouvoir de la littérature ; un livre qui donne à lire un monde où chaque voix peut être entendue et où les mots changent la vie.

 

Avis :

Un roman qui a gagné de nombreux prix en VO et qui a énormément fait parler de lui. Forcément quand il sort en français, et en plus traduit par la superbe plume de Clémentine Beauvais, il me devait de le lire. Un grand merci à Nathan pour l’envoi !

Je suis absolument fan de la poésie et des vers. Je trouve que c’est un moyen de faire passer les émotions de façon beaucoup plus implicite. La beauté des mots sublimés par un rythme et une mise en page rendent le texte plus impactant.

Les thématiques abordées ici sont dures, réelles et importantes : être un enfant issu de parents immigrés, le choc des cultures, le choc des générations, l’adolescence, la religion, la sexualité.

Si j’ai eu du mal avec le début, une fois le déclic en place, j’étais absorbée par l’histoire. Elle marque, façon coup de poing dans l’estomac, et vous laisse une trace indélébile. Le genre de lecture qui vous fait vivre la vie d’un personnage qui vous semble si réel, que vous vibrez avec lui.

Un roman qui s’inscrit parfaitement dans son temps. Il sonne juste et résonne longtemps. Il remue les tripes bien comme il faut. Une petite pépite que je ne pourrais que conseiller et recommander.

En bref, je suis totalement conquise et je suis persuadée que c’est le genre de pépite qui mérite d’être sur le devant de la scène. Je serais curieuse de le relire en VO d’ailleurs ! Jolie réussite.

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Conclusion :

 

Swimming Pool – Sarah Crossan

swimming poolSwimming Pool

Sarah Crossan

Traduction : Clémentine Beauvais

Edition : Rageot

Genre : Poésie / Contemporain

Pages : 222.

 

j'ai aimé

 

Quatrième de couverture :

Kasienka vient d’arriver en Angleterre avec sa mère. Elle qui n’a jamais connu que la Pologne fait sa rentrée dans un pays qui n’est pas le sien, avec des gens qu’elle ne connaît pas, dans une langue qu’elle maîtrise mal. Et le soir venu, de quartier en quartier, elle cherche son père, qui a quitté le domicile familial sans laisser d’adresse. Bref, ce pays est gris, humide, et parfois assez inhospitalier. Heureusement, il y a la piscine, il y a l’eau. Et dans l’équipe de natation, il y a William…

 

Avis :

Après avoir lu Inséparables de la même auteure et l’avoir rencontrée en dédicace, j’étais résolument décidée à lire plus de romans écrit par sa plume (et la jolie traduction de Clémentine Beauvais). Un énorme merci à Andréa pour m’avoir passé ce roman ♥.

Ce que j’aime surtout c’est que tout est écrit en vers. Je suis totalement fan de ce mode d’écriture. On peut faire passer tellement de choses, ajouter une dimension plus profonde. Oui, cela peut être le cas quand c’est écrit en prose, mais ce n’est pas la même chose.

J’ai été touché par l’histoire de Kasienka, même s’il m’a manqué un approfondissement des choses pour vraiment adhérer. Les personnages, sont tous identifiables et sont complets, ce qui n’est pas facile du tout à faire quand on a un récit écrit uniquement en vers.

L’histoire de Kasienka c’est l’histoire de milliers de personnes chaque jour. Etre immigré.e, qu’est ce que ça signifie ? Comment cela se passe ? Comment peut-on s’intégrer ? Dans quelles conditions ?

Ces questions, notre héroïne va y être confronté, et tous les personnages autour d’elle aussi, d’une manière ou d’une autre. En ce sens, je pense que c’est un roman important, facile d’accès, qui permet de se mettre à la place des autres. En plus, cela permet à des personnes qui ont peur des vers, de se lancer. Le roman aborde pleins d’autres thématiques tout aussi importantes : l’adolescence, le harcèlement scolaire, les premiers amours, la séparation des parents, etc.

En bref, un roman qui aborde des sujets d’actualité importants, avec une plume originale. Décidément j’adore vraiment cette auteure et j’espère que d’autres de ses livres seront traduits très bientôt.

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Swimming Pool c’est le récit d’une ado immigrée qui va devoir affronter des épreuves de la vie et qui va trouver refuge et se découvrir elle-même grâce au sport

Milk and Honey (VO) – Rupi Kaur

Milk and Honey (VO)milk and honey

Rupi Kaur

Genre : Poésie / Autobiographie

Pages : 204.

note-coup-de-coeur

Quatrième de couverture :

‘Milk and honey’ is a collection of poetry and prose about survival. About the experience of violence, abuse, love, loss, and femininity. It is split into four chapters, and each chapter serves a different purpose. Deals with a different pain. Heals a different heartache. ‘milk and honey’ takes readers through a journey of the most bitter moments in life and finds sweetness in them because there is sweetness everywhere if you are just willing to look.

 

Avis : 

Après une présence omniprésente sur les réseaux sociaux, j’avais très envie de découvrir ce livre qui faisait tant parler de lui. Il y a en a eu pour tous les avis, mais j’avais surtout entendu de nombreux éloges.

J’aime découvrir de la poésie contemporaine. Je n’ai jamais été très fan et depuis que j’ai lu Songe à la Douceur de Clémentine Beauvais, je me suis aperçue que j’y étais très sensible. Je pense que mon rejet vient des lectures imposées au lycée. J’ai définitivement horreur qu’on m’impose les choses.

En démarrant celui-ci, je m’attendais à être touchée, mais pas à être bouleversée comme je l’ai été. Plusieurs poèmes m’ont donné des frissons, m’ont fait franchement sourire ou m’ont tout simplement émus.

Je me suis tellement retrouvée dans les écrits de l’auteur que s’en était déstabilisant. Le genre de livre qui me touche tellement fort que je sais que je vais avoir envie de le lire encore et encore. Il fait désormais parti de ces livres que je regarde avec admiration.

Le débat que j’ai pu lire plusieurs fois c’est/ce n’est pas de la poésie je m’en fiche royalement. Je trouve que ce livre est beau. Aussi bien de manière tout à fait superficielle que d’un point de vue écriture. J’ai été extrêmement touchée par l’auteur, et je me fiche bien de savoir le genre dans lequel on peut le classer.

En bref, pour moi c’est un recueil de citations plus touchantes les unes que les autres. Un voyage humain à travers la vie de Rupi Kaur que je ne suis pas prête d’oublier. Plus qu’un coup de coeur, un coup au coeur.

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Intrigue : +++++

Personnages : +++++

Ecriture : +++++

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Moi, émotionnellement parlant, à la fin de cette lecture :